Littérature irlandaise

Les classiques

Ulysse de James Joyce, 1922
L’intrigue du roman est simple : c’est l’histoire d’un homme, Leopold Bloom, publicitaire irlandais d’origine juive, dont on suit les aventures tout au long d’une seule journée, le 16 juin 1904. Les épisodes renvoient plus ou moins à L’Odyssée d’Homère. Ulysse de James Joyce, chef d’œuvre de la littérature, inspire un tel dévouement que le 16 juin de chaque année, des milliers de fans à travers le monde s’habillent comme les personnages d’Ulysse, descendent dans les rues et lisent le livre à voix haute. Pour cette œuvre d’accès difficile, voici trois portes d’entrée :

Beaucoup de jours d’après Ulysse de James Joyce de Philippe Forest, Gallimard, 2022.

– James Joyce et l’Irlande, podcast Radio France

– Ulysse, de James Joyce – le roman d’un siècle, documentaire de Ruán Magan, 2022

L’homme des îles de Tomás O’Crohan, 1925
C’est un pêcheur et paysan des îles Blasket qui écrivit L’Homme des îles vers 1925. Témoignage en gaélique, précis et poignant, de ce qu’était alors la vie des cent soixante habitants de la dernière paroisse avant l’Amérique. O’Crohan est le porte-parole d’une culture aujourd’hui disparue : avec lui, on chante, on boit, on se bagarre, on pêche le homard, on chasse le lapin et la baleine, on découvre les sortilèges d’une civilisation baignée d’embruns et de bière noire.

Journal irlandais de Heinrich Böll (Prix Nobel de littérature)
En 1954, l’écrivain allemand Heinrich Böll découvre l’Irlande à la faveur d’un long voyage. Fasciné par les habitants et les paysages, il publie le Journal irlandais trois ans plus tard. En 1958, il s’offre un petit cottage sur l’île d’Achill, au large du pays. Böll savoure la simplicité d’un peuple confronté à la rudesse des éléments et prend plaisir à écouter les histoires racontées dans les pubs.

Journal d’Aran et autres lieux de Nicolas Bouvier, 1990
Les livres de Nicolas Bouvier sont une invitation au voyage introspectif. La description des paysages désolés des îles d’Aran en sont une illustration. Bouvier nous fait part de son ressenti face à cette nature violente, à ces gens qui ont choisi l’exil volontaire. Sur cette terre difficile, dans ce paysage sauvage parcouru par une météo hostile, il va côtoyer l’apprêté irlandaise avec pour compagnons, ces autochtones gardiens des traditions. Par l’un des plus grands voyageurs écrivains, auteur du mythique « L’Usage du monde ».

Pour aller plus loin :
Podcast de la Radio Télévision Suisse (RTS) sur les traces de Nicolas Bouvier : *
Aran, une autre histoire de vent (rtc.ch)

Pour qu’ils soient face au soleil levant de John McGahern, 2003
John McGahern a écrit peu de livres, six romans et quatre recueils de nouvelles, écrits entre 1963 et 2001, la plupart traduits en français. L’écrivain, qui a observé de près l’Irlande rurale, est considéré comme un des auteurs majeurs de la génération qui suit celle de Joyce et Beckett. Son écriture magique transporte le lecteur parfois très loin sans que rien se passe vraiment : quelques amis et voisins réunis au fin fond de la campagne irlandaise, des mariages, des dîners après la moisson, des soirées au pub, des envies de quitter cette Irlande figée dans le temps mais que n’épargne pas la violence politique… D’une pudeur extrême, John McGahern envoûte et fascine. C’est hors d’âge, comme un très bon whisky. Editions Albin Michel

L’étoile des mers de Joseph O’Connor, 2003
Printemps 1847. L’Etoile des mers quitte l’Irlande pour New York avec son lot de passagers qui incarnent à eux seuls le passé, le triste présent et l’improbable avenir de leur drôle de terre. La Grande Famine s’achève dans l’horreur et la seule issue, pour la plupart des habitants de l’île, c’est l’exil. A bord, une quinzaine de privilégiés se partagent, les cabines de 1re classe. Et plus bas, coincés dans l’entrepont quatre cents passagers ordinaires entassés dans la pire promiscuité et bientôt décimés par le typhus. Parmi ces derniers, un tueur qu’on surnomme le Fantôme qui rêve d’exporter ses rêves de violence jusque dans le Nouveau Monde…L’Etoile des mers est un roman qui se sert de l’histoire pour secouer assez méchamment le présent, notre présent. Editions Phébus et 10/18

Eureka street, Robert McLiam Wilson, 1997
Belfast, début des années 1990. Dans une ville livrée aux menaces terroristes, les habitants d’Eureka Street tentent de vivre vaille que vaille. Chuckie le protestant multiplie les combines pour faire fortune, tandis que son ami Jake le catholique, ancien dur au cœur d’artichaut, cumule les ruptures. Autour d’eux, la vie de quartier perdure, chacun se battant pour avancer sans jamais oublier la fraternité. Il y a, dans ce roman devenu culte, ce qui sauve lorsque tout s’effondre : la fougue, l’espièglerie et l’amitié. L’humanité. Editions Babel et 10/18.
L’herbe maudite d’Anne Enright, 2017
Rosaleen Madigan et ses quatre grands enfants passent un dernier noël dans la maison familiale, elle sera bientôt vendue, et les souvenirs dispersés. En soumettant cette réunion familiale et le passé de toute une fratrie à sa formidable acuité psychologique, Anne Enright insuffle dans son roman une profonde empathie pour ces êtres en souffrance, aux lâchetés ordinaires et aux espoirs émouvants. L’Herbe maudite est enracinée dans l’Irlande d’aujourd’hui tout en rendant palpable le besoin des jeunes générations de tourner le dos au pays. Editions Actes Sud

Le chant de la pluie de Sue Hubbard, 2020
C’est sur la côte ouest de l’Irlande, au sein d’une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l’océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent -seul ? – et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d’incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Editions Mercure de France

Nicole Flattery, Dans la joie et la bonne humeur, 2020
Lors d’un été caniculaire, une adolescente connaît ses premiers émois auprès d’un ouvrier australien engagé par son père. Une enseignante explore les vicissitudes des rencontres amoureuses en ligne alors que la fin du monde approche… Les huit nouvelles déroutent en interrogent. Si les femmes qu’elles mettent en scène sont souvent cantonnées à des rôles trop étriqués pour elles, elles ne sont jamais dupes. Editions de l’Olivier

Donal Ryan, Soleil oblique et autres histoires irlandaises, 2023
Aujourd’hui, l’Irlande en a-t-elle fini avec ses tourments ? La prospérité et l’élan réformateur du pays au début du XXIe siècle pourraient le laisser croire, mais Donal Ryan, né en 1976 à Nenagh, en explore le côté sombre, comme dans les nouvelles de Soleil oblique, où il décrit les vies minuscules, les tragédies silencieuses, la tristesse qui persiste dans la vie de l’Irlande.
Editions Albin Michel

Pour aller plus loin :
-Lady Double H a créé le blog Lettres d’Irlande et d’ailleurs et publié une liste de 73 autrices irlandaises traduites en français sur Babelio

-L’Irlande, l’autre pays du polar (Babelio)

Anthologie de la poésie irlandaise au XXe siècle, 1996
En Irlande, les poètes ont leur place au cœur de la cité. Cette anthologie propose un panorama complet de la floraison poétique qui a marqué le XXe siècle, au nord comme au sud de l’île, tant en anglais qu’en gaélique avec des figures majeures telles que Yeats, Heaney, Kavanagh, Kinsella, MacNeice ou Montague. La génération née autour de 1950 se distingue par l’émergence de voix féminines marquantes de Nuala Ní Dhomhnaill à Mary O’Malley. Bilingue (anglais ou irlandais et français). Sous la direction de Jean-Yves Masson. Editions Verdier

L’Irlande fantastique de Claude Fierobe, 2004
L’Irlande est une terre fantastique par excellence en raison de sa situation géographique aux confins de l’Europe, de son histoire conflictuelle mais aussi de ses traditions culturelles. L’île a produit des textes fantastiques, contes féériques et autres ghost stories parmi les plus importants de la littérature mondiale. Dublin a servi de décor et d’inspiration aux plus grands auteurs Sheridan Le Fanu, Bram Stoker (Dracula), Charles Robert Maturin ou encore Oscal Wilde. Claude Fierobe, spécialiste de la littérature fantastique irlandaise propose, dans L’Irlande fantastique, douze nouvelles ou contes qui nous emmènent dans le surnaturel : rencontre avec des fées, apparitions de fantômes, sombres prédictions, souhaits réalisés… « Les auteurs sont conscients d’écrire des histoires qui feront frissonner dans la quiétude du confort domestique, des histoires qui sont associées à la tempête, celle qui fait rage en dehors des murs, comme celle qui règne à l’intérieur des âmes ».
Editions Terre de brume

Pour aller plus loin :
Passionné de littérature fantastique, Alain Pozzuoli (auteur d’un remarquable Dictionnaire insolite de l’Irlande) a beaucoup écrit sur les auteurs fantastiques irlandais notamment Joseph Sheridan Le Fanu (Carmilla) et Bram Stoker (créateur de Dracula). La ville de Dublin organise chaque année le Bram Stoker Festival à l’approche de Halloween, fête d’origine irlandaise.

Les écrivains francophones et l’Irlande
Cavalier passe ton chemin ! de Michel Déon, 2005
« L’Irlande existe peut-être… En vérité, on n’en sait rien. La dire imaginaire n’est pas faux non plus. Elle a trop bien joué de ses légendes et de son héroïque et désastreux passé. Entre les illusions et la réalité, la marge est à peine perceptible (…) Les temps modernes n’ont pas encore fait taire les conteurs et les rêveurs, mais qu’on ne s’y trompe pas : l’imagination est au pouvoir. Quand un peuple en est aussi généreusement pourvu, il est assuré de survivre à toutes les tyrannies, et, un jour, de se retrouver en pleine lumière, au coeur de tous les dangers » (Michel Déon). L’auteur du légendaire Taxi Mauve a vécu une trentaine d’années en Irlande. Cavalier, passe ton chemin ! est un livre de connaisseur, d’esthète aussi, où l’observation passionnée d’un pays et de ses habitants approfondit chaque fois un peu plus un sentiment d’affinité jamais démenti. Editions Gallimard et Collection Folio

Frontières d’Irlande de Bernard Berrou, 2022
L’auteur de Je vous écris d’Irlande nous fait une nouvelle fois partager sa passion de l’Irlande. En septembre 2018, le Brexit est sur le point de remettre en cause la frontière politique établie et en réveille d’autres dans l’ensemble de l’île, d’ordre religieux, générationnel, économique. Ce même mois, l’auteur part à la découverte de la verte Erin, depuis Cork, au sud de la République, jusqu’à la Chaussée des Géants, en Irlande du Nord. Cette itinérance est jalonnée de rencontres sur les marchés, dans les pubs, devant les commerces ou chez les habitants, tirées de ses souvenirs et parfois vraisemblablement imaginées.
Editions Le mot et le reste

La cocaïne des tourbières d’Hervé Jaouen, 2003
Entre l’Irlande et l’écrivain breton, il y a une véritable histoire d’amour. Réunis au sein d’une trilogie irlandaise, Journal d’Irlande, Chroniques irlandaises et La cocaïne des tourbières, Hervé Jaouen nous emmène au milieu des paysages, dans les pubs, au bord des rivières, dans les guest houses, sur les lacs, à la rencontre d’une Irlande rêvée par ceux qui n’y sont jamais allés et retrouvée par ceux qui ne pensent qu’à y retourner. Editions Ouest-France

L’âge de pierre de Paul Guimard, 1992
Pierre, un grand architecte vieillissant, décide de quitter Paris et sa femme pour se retirer dans un coin perdu de l’Irlande. Là, au contact de la pluie, de la mer et des pierres, il vit chaque journée dans sa plénitude, son œil d’étranger captant avec délices tout ce que l’habitude empêche de percevoir : l’éclaircie soudaine, la rumeur d’un fleuve souterrain, la complicité discrète d’une femme, la rencontre d’Irlandais amicaux. Il laisse la vie et le monde se retirer de lui… Editions Grasse

Journal d’Irlande, carnets de pêche et d’amour de Benoîte Groult, 2018
Le livre se présente comme un Journal tenu durant vingt-six étés, rythmé par une quadruple dramaturgie : l’installation en Irlande, la maison que Benoîte et Paul (Guimard) y achètent, la vie locale avec ses figures pittoresques, la passion de la pêche, de la mer, du bateau, des produits de la pêche à cuisiner, etc. Le temps qui passe pour une femme qui se sent vieillir et qui vit un amour platonique avec un mari de son âge et un amour charnel avec un amant plus âgé qu’elle. Benoîte a 57 ans quand elle commence ce Journal et 83 ans quand il s’achève. Editions Grasset

Le Tiers Temps (2020) et Les amours dispersés (2022) de Maelys Besserie
Productrice à France Culture, Maelys Besserie publie en février 2020 Le Tiers Temps, un premier roman audacieux qui décrit les derniers jours de Samuel Beckett dans une maison de retraite parisienne. Traversant ses souvenirs, imaginés à partir de faits, elle dresse un portrait singulier, mélancolique et touchant de l’auteur d’En attendant Godot qui jette un dernier regard sur sa vie et son œuvre. Prix Goncourt du premier roman.
L’autrice poursuit son épopée irlandaise en 2022 avec Les Amours dispersés et met en scène un autre lauréat du Prix Nobel de littérature : William Butler Yeats, poète de l’indépendance d’Irlande. Le fantôme de Yeats vient raconter son histoire, qui se confond avec celle de son pays. Maylis Besserie offre un récit intimiste sur l’une des plus célèbres plumes de la langue anglaise.
Le Tiers Temps et Les Amours dispersées sont publiés chez Gallimard

Pour aller plus loin :
Site : Ces écrivains français qui s’intéressent à l’Irlande : Mille (et une) lectures de Maeve

Histoire et actualité

La France et l’Irlande : destins croisés sous la direction de Catherine Maignant, 2013
Souligner les destins croisés de la France et de l’Irlande entre les 16e et 21e siècles permet de redonner vie à des personnages souvent hauts en couleurs qui l’ont incarnée au cours des âges. Les réfugiés contraints à fuir l’Irlande au 17e siècle, les soldats des régiments irlandais incorporés aux armées royales françaises, mais aussi, plus récemment les militants nationalistes ou même une Irlandaise active au sein de la Résistance française de la Deuxième guerre mondiale sont quelques-uns des héros de cette étude.
Presses universitaires du Septentrion

La Grande famine en Irlande de Fabrice Bensimon et Laurent Colantonio, 2014
Entre 1846 et 1851, l’Irlande subit une crise de subsistance démesurée qui tua au moins un million de personnes et provoqua l’émigration de plus d’un million d’habitants vers la Grande-Bretagne et, surtout, l’Amérique du Nord. Ce livre propose une synthèse de ce tournant de l’histoire de l’Irlande, qui commence par une catastrophe écologique, les ravages du mildiou sur la récolte de pommes de terre, que les réponses inadaptées des autorités britanniques ont transformée en une famine sans égale dans l’Europe du XIXe siècle.

Pour aller plus loin :
La Grande famine en Irlande (The Hunger, The Story of the Irish Famine) documentaire réalisé par Ruán Mangan, 2020

L’Hiver du Connétable, Charles de Gaulle et l’Irlande de Pierre Joannon, réédition 2023
Un livre passionnant pour quiconque s’intéresse au Général De Gaulle, à son histoire et à cette relation méconnue avec l’Irlande. L’historien Pierre Joannon est également l’auteur de nombreux ouvrages de référence : Histoire de l’Irlande et des Irlandais (Perrin, 2009) ou Michael Collins (1997, poche). Dans Il était une fois Dublin (Perrin, 2013) cet amoureux de l’Irlande brosse le portrait haut en couleur de la capitale irlandaise.

Connemara : Porté par le vent de Tim Robinson, 2014
En 1972, Tim Robinson se met en quête d’un lieu tranquille, loin de l’agitation londonienne. L’Irlande, loin de tout, lui parait alors le meilleur choix. Surprise : ces lieux sont si fascinants qu’ils l’absorbent bientôt tout entier. Il entreprend de cartographier les îles Aran, puis le Connemara, et très vite il lui semble qu’aux « sinuosités » de la géographie répondent exactement les sinuosités des habitants du lieu, la musique de leur parler, de leur culture, de leur histoire. Ce livre nous parle avec une grâce et une vivacité exceptionnelle, des tourbières, des mousses, des oiseaux, de la marche en montagne, des lacs, mais aussi des légendes locales. Il dresse les portraits de quelques-uns de ceux qui y ont laissé leur marque ou qui y vivent encore. Et mille autres histoires, comme portées par le vent…
Editions Hoebeke

Histoire sociale de la musique irlandaise de Erick Falc’her-Poyroux, 2018
La musique irlandaise fascine : passée d’une petite île en marge d’un vieux continent à l’immense diaspora irlandaise, d’une existence essentiellement rurale à un engouement planétaire. Erick Falc’her-Poyroux explore les implications des mutations de la musique, de la danse et du chant irlandais, en replaçant continuellement cette musique dans son contexte social, politique et historique. Editions Peter Lang.

Alternative Ulster ! La scène punk en Irlande du Nord de Tim Heron, 2021
En 1976, le phénomène punk, qui remet en cause certains des codes sociaux et des normes culturelles de la société britannique, explose à Londres et provoque une panique morale. Au même moment, l’Irlande du Nord est déchirée par un conflit meurtrier. Alors que protestants et catholiques restent cantonnés dans leurs quartiers respectifs, des centaines de jeunes issus des deux communautés, et que tout semble opposer, se retrouvent semaine après semaine dans les mêmes lieux pour partager une passion commune : celle du punk. Editions Riveneuve

Notre revanche sera le rire de nos enfants, Sorj Chalendon, 2022
A la fin des années 1960, l’Irlande du Nord s’embrase dans un conflit armé qui durera trois décennnies. Sorj Chalendon, envoyé spécial pour le quotidien Libération, fut un excellent témoin des « Troubles ». Relire ses articles, c’est pénétrer au cœur des événements ; percevoir et comprendre l’un des conflits les plus marquants d’Europe. Black-Star Editions
Sorj Chalendon est aussi l’auteur du diptyque irlandais Mon traître (2008) et Retour à Killibegs (2011). Editions Grasset et poche.

Pour aller plus loin :
L’assiette irlandaise d’aujourd’hui : tradition ou innovation ?
L’Irlande fait aujourd’hui figure de référence dans le domaine alimentaire, mais cette réputation a été longue à s’imposer. Marjorie Deleuze, docteure en civilisation irlandaise a cherché à analyser les raisons pour lesquelles l’Irlande a mis si longtemps à développer sa propre identité gastronomique, mais aussi de quelle manière s’est opérée cette révolution culinaire en ce début de XXIe siècle. Cette thèse intègre pour la première fois la dimension religieuse de l’alimentation en Irlande longtemps caractérisée par une valorisation de l’acte pénitentiel de « non-ingestion », par une répression des appétits alimentaire et charnel et par une culture de l’abnégation. La société irlandaise lancée à corps perdu dans une nouvelle ère de consommation vit désormais sa relation à l’alimentation de manière désordonnée et hédoniste.
Thèse sur les pratiques alimentaires en Irlande par Marjorie Deleuze, 504 pages
Université de Lille, 2015, https://www.theses.fr/2015LIL30016

La langue irlandaise
Le site « Chroniques gaéliques, petites histoires au sujet d’une grande langue » vous donnera une approche insolite de la langue irlandaise. Ciarán Mac Guil, un Irlandais de Paris, a également écrit L’Irlandais de poche dans la collection Assimil. Un petit fascicule plein d’humour pour tout savoir sur le gaélique d’Irlande mais aussi sur la culture et la manière de vivre des Irlandais. L’auteur réussit à nous transmettre le plaisir de parler irlandais.